Le débarquement de Normandie

Le débarquement de Normandie fait référence à l’arrivée en force des Alliés en Normandie le 6 juin 1944. L’opération a été préparée depuis des années, et le coup a porté ses fruits.

Le contexte du débarquement en Normandie

L’idée des Alliés (Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada, URSS) est d’attaquer l’armée allemande par surprise afin de percer les lignes de front et d’entrer en France pour libérer le pays.

Il semble que l’initiative vienne de Staline, qui souhaite réduire la pression des soldats allemands sur l’URSS. En effet, seuls les Soviétiques ont osé affronter les troupes allemandes. Staline a donc réuni les Alliés et leur a proposé d’ouvrir un nouveau front, afin que les soldats allemands en URSS soient massivement appelés à renforcer l’armée en France.

L’autre objectif de l’ouverture d’un front en France est de faire en sorte que les Allemands soient serrés entre les attaques à l’est et à l’ouest de l’Europe.

L’opération de débarquement en Normandie, nommée « Overlord », a été bien organisée, durant plus de deux ans, avec un essai non abouti en août 1942.

Quelques heures ont suffi pour que les troupes alliées débarquent et attaquent l’armée allemande par surprise ce 6 juin 1944. Par surprise, car les Alliés ont fait croire aux Allemands qu’ils allaient débarquer dans le Pas-de-Calais. Et une telle idée est crédible, car le Pas-de-Calais est l’entrée en France la plus proche depuis l’Angleterre.

Pour parfaire le débarquement par surprise en Normandie, les Alliés ont lancé l’opération Fortitude pour simuler une attaque dans le Pas-de-Calais. Pour garder l’attention des Allemands dans cette région, l’opération consistait à répandre des maquettes en bois de chars d’assaut en face de Calais. Les Allemands s’entêtaient ainsi dans l’idée que le vrai débarquement des Alliés se ferait dans le Pas-de-Calais, et ils y ont laissé 150 000 hommes pour veiller sur ce secteur.

Le déroulement

Le 6 juin 1944, jour appelé « D-day », les forces alliées (Américains, Britanniques et Canadiens notamment) sont arrivées en masse en Normandie. Soldats, marins, parachutistes… Plus de 150 000 hommes ont été engagés dans cette opération. Et environ 200 000 véhicules ont été utilisés, dont près de 10 000 avions d’attaque et d’appui en vol ainsi que 200 bâtiments de guerre.


L’opération Overlord consistait d’abord à bombarder les défenses côtières allemandes afin de préparer le débarquement des militaires alliés sur les côtes normandes. Avant le débarquement proprement dit, des parachutistes ont été déployés pour des assauts destinés à ralentir les interventions des Allemands, et pour sécuriser la zone d’invasion.

Les villes situées à l’ouest de l’Allemagne ont également été bombardées, pour éviter que de nouvelles troupes allemandes ne viennent renforcer leur armée en France.

Le débarquement se faisait dans plusieurs plages en même temps le jour J : Omaha Beach, Sword Beach, Gold Beach, Utah Beach, Juno Beach et la pointe du Hoc. Bien sûr, ce sont tous des noms de code.

Les villes alentours commençaient à être prises par les Alliés, malgré les contre-attaques des Allemands. C’est le cas par exemple de la ville d’Arromanches, qui a été choisie pour accueillir le port artificiel de Mulberry des Alliés. Ce port servait de point de ravitaillement de vivres et de matériels, pour assurer la continuité de l’opération Overlord.

Les conséquences

L’opération Overlord a été une réussite totale : les Alliés ont pu pénétrer dans le territoire français. Les Allemands ont contre-attaqué, d’où le déclenchement de la bataille de Normandie. Et les forces allemandes en URSS ont été transférées vers l’ouest de l’Europe. Mais l’armée allemande est devenue de plus en plus faible.

Le débarquement de Normandie a diminué l’emprise de l’Allemagne sur la France. Les Alliés avancent vers l’intérieur du pays, et l’armée allemande abandonne de plus en plus de camps. La Résistance française s’est propagée, et a provoqué la libération de nombreuses villes, dont Paris.

A l’issue de l’opération, les pertes humaines du côté des Alliés sont estimées à 2 500 soldats, contre environ 9 000 blessés.

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